Mouvement perpétuel

/willow, granite/- property of the Grand Duke

Les sculptures de la série "le mouvement perpétuel" évoquent le concept
du développement constant de l'homme et de l'évolution de l’humanité.

Une force dynamique anime l'homme et maintient vive son énergie.
A l'image de notre système moléculaire,
au cœur duquel l'assemblage d'atomes constituant une molécule n'est jamais stable,
toujours susceptible de subir des modifications, de se transformer,
notre corps lui-même change perpétuellement jour après jour...

„Wënzer“ in Mertert

/bronze/

La sculpture du vigneron, installée à la proximité des vignobles et des caves qui sont toujours en activités, peut interpeller les visiteurs due la région mosellane de se garer à Mertert.
Elles rappellent que la viticulture était la principale activité agricole du village et que de nombreuses familles vivaient autour de la vigne et du vin.

« L'histoire de la viticulture et du vin est si ancienne qu’elle se confond avec l'histoire de l’homme. »Wikipedia La viticulture est encré dans l'humanité depuis de milliers d'années.
« Les peuples méditerranéens commencèrent à sortir de la barbarie quand ils apprirent à cultiver l'olivier et la vigne. » Justin, Historiarum Philippicarum, XLIII, 4
L'homme, issue de la terre cultive ses fruits.
La vigne est une plante qui racine bien. Bien adaptée au climat, elle est une métaphore de l'homme qui cherche son identité à travers ses racines et par le biais de son travail qui le confirme.
Des souches et des sarments de vigne forment les jambes du vigneron avec ces portes-greffons qui montre les racines. Des feuilles, des vrilles, des grappillons et des grappes grimpent, se hissent dans sa hotte, ses poches, sous son chapeau, comme le vin qui remonte progressivement dans son saveur succulente.
Le vin, qui peut stimuler toutes les facultés sensorielles, se conjugue bien avec des images, des rêves, des souvenirs...
Cette sculpture de vigneron est une représentation dynamique de la réalité en constante évolution.

L'homme s'inscrit ainsi dans le paysage rural de cette région.
« L'art et le vin servent au rapprochement des peuples » Goethe

Fëscher

/bronze/ in Wasserbillig

Les parties évidées dans la sculpture du pêcheur, à l'image du temps qui s'écoule et des vagues, permettent d'apercevoir le mouvement de l'eau. Les murmures de l'eau témoignent l'histoire.
Cet endroit ou fleuve et rivière se rejoignent livre à l'homme la mobilité et la fluidité des rencontres et des échanges nécessaire aux développements des sociétés.
La pêche est propice à la rêverie, à la réflexion, voire la méditation.
Le pêcheur rame vers son avenir ayant son passé dans son dos.

Die ausgesparten Bereiche in der Skulptur ermöglichen es die Wellen, die Bewegung des Wassers zu sehen und sind gleichzeitig ein Sinnbild der Zeit die verstreicht.
Das Plätschern des Wasser spiegelt die Geschichte wieder und erzählt gleichzeitig Geschichten.
Dieser Ort wo Sauer und Mosel aufeinandertreffen, geben dem Menschen Mobilität und Fluidität der Begegnung und des Austauschs die für die Entwicklung von Gesellschaften erforderlich sind.
Angeln fördert die Tagträumerei und regt gleichzeitig zur Reflexion oder Meditation an.
Der Fischer rudert in die Zukunft mit seiner Vergangenheit hinter sich. "

„Empreintes“ in Lorentzweiler

/bronze/

Un sol, un mur, un banc, un seuil, la terre …
forment « des archives » qui préservent la mémoire. Les empreintes que nous avons laissées évoquent le passé
en invitant en même temps à la construction de l’avenir. Cette familiarité avec la situation dans laquelle nous vivons et travaillons est traduit en réflexion esthétique
pour aiguiser la conscience collective du contexte culturel,
social et historique qui nous entoure …
Nous revenons aux questions fondamentales :
D’ou venons nous ?
Que sommes-nous ?
Où allons-nous ?
La sculpture jette un regard sur l’univers local de la population
de la commune de Lorentzweiler.
C’est aussi un jeu imaginaire de rencontres, de réussites, d’espoirs et de efforts communs...
Ainsi « L’œuvre d’art devient partie intégrante
de la « totalité de la vie quotidienne » * La partie la plus brillante de la sculpture,
l’empreinte de la nouvelle commune, est une forme ouverte,
qui laisse la place à l’infinité... *Umberto Eco

„Couleurs naturelles“

/wood/

La forêt est par essence maternelle et accueillante...
« être en ses bois » est une recherche permanente d'une maison « dans l'arbre », non pas dans ses branches, mais à l'intérieur de son tronc ... un rêve de refuge idéal...
L'homme est issue d'un processus d'évolution en lien étroit et constant avec le milieu naturel, qui contribue au développement et à l'élaboration de son devenir.
Entre les deux arbres figure une silhouette de « l'individu ».
Ces arbres longilignes et presque symétrique symbolisent le « cadre établie » dans lequel l'espèce humaine semble à la fois être victime et paradoxalement si souvent complaisante.
Non loin, sept troncs sculptés en crayons géants. Ils sont une invitation, dès la plus tendre enfance à « colorier sa vie » et en d'autres thermes, aux différents stades évolutifs, la « mettre en valeur ».
(ce qui signifie également en dessin, apporter et élaborer les ombres et les lumières afin de structurer le volume). A chacun la possibilité et la nécessité de pigmenter et structurer son devenir.
Ainsi c'est une invitation à retourner au contact de notre terre mère originelle, à la NATURE, dans une époque « virtuelle » de consommation excessive et omniprésent...
Quitter les repères sociaux et entrer alors dans le domaine de la pensée instinctive...
Partez à la découverte de votre part intérieure naturelle pour protéger les générations futures...
« Le dialogue avec la nature reste pour l'artiste une condition sine qua non.
L'artiste est homme ; il est lui-même nature, morceau de la nature, morceau de la nature dans l'aire de la nature. » Paul Klee.

„Gueules de bois“

/wood/

Pour qu'il y ait de l'art, pour qu'il ait une action ou une contemplation esthétique quelconque,
une condition psychologique préliminaire est indispensable l'ivresse. Il faut d'abord que l'ivresse ait haussé irritabilité
de toute la machine : autrement l'art est impossible. Toutes les espèces d'ivresse, fussent-elles conditionnées
le plus diversement possible, ont puissance d'art : avant tout l'ivresse de l'excitation sexuelle,
cette forme de l'ivresse la plus ancienne et la plus primitive.
De même l'ivresse qui accompagne tous les grands désirs, toutes les grandes émotions;
l'ivresse de la fête, de la lutte, de l'acte de bravoure, de la victoire, de tous les mouvements extrêmes,
l'ivresse de la cruauté ; l'ivresse de la destruction, l'ivresse sous certaines influences météorologiques,
par exemple l'ivresse du printemps, ou bien sous l'influence des narcotiques ; enfin l'ivresse de la volonté ;
l'ivresse d'une volonté accumulée et dilatée.- L'essentiel dans l'ivresse c'est le sentiment
de la force accrue et de la plénitude. Sous l'empire de ce sentiment on s'abandonne aux choses,
on les force à prendre de nous, on les viole, - on appelle ce processus : idéaliser.
Débarrassons-nous ici d'un préjugé : idéaliser ne consiste pas, comme on le croit généralement, en une déduction, et une soustraction de ce qui est petit et accessoire.
Ce qu'il y a de décisif c'est au contraire, une formidable érosion des traits principaux, en sorte que les autres traits disparaissent.