natura optima
L’arbre est un être premier, fondateur de nos existences et de nos civilisations.
« C’est qu’avant de descendre de l’arbre, il fallut y grimper pour s’y nourrir ou s’y abriter… » Bernard Bertrand
L’arbre meurt et renaît. Ainsi symbolise-t-il la continuité de la vie et apparaît-il comme un symbole d’éternité,
de connaissance et de sagesse…
En cette époque « virtuelle » et de consommation omniprésente, c’est dans la forêt que mon imagination
s’est réfugiée. J’adopte les arbres et à travers le dialogue que je noue avec eux, ils prennent l’empreinte du monde qui m’entoure.
Je pénètre dans la forêt qui me remet face à moi-même.
J’explore mon alliance avec le bois et à travers mes créations, je questionne la nature humaine, la vie, la mort, la nature du temps.
La nature nous enferme dans son cercle de la vie, de la mort et du temps. Sa force agit sans rien révéler de ses mystères,
ses sursauts réveillent parfois nos peurs ancestrales.
Mon travail se mue ainsi en une mise en scène métaphorique de la « condition humaine » :
l’homme est un être naturel par essence, qui cherche à se construire une existence sans oublier d’où il vient.
La main ne répète jamais le même geste, tout comme la nature ne semble pas supporter l’exacte répétition de chacun de ses phénomènes.
Chaque feuille - unique dans son espèce végétale - pousse, tombe, meurt, retourne à la terre et sert d'engrais aux autres plantes.
De même, chaque individu, aussi fragile et éphémère soit-il, tente de s'inscrire dans la forêt de l'humanité...
Une poignée de feuilles peut rassembler en elle tout un éventail de formes,
qui sont autant de variations autour d’un archétype présent au cœur de l'univers.
La Nature, conformément à sa tâche mystique, préserve l'élan créateur.